Il y a un départ de feu dans ma mémoire
Qui va tout embraser et on ne peut rien faire.
Tout le monde est là mais il est déjà trop tard.
Les flammes s'étoffent et sifflent une de leurs vieux airs.
C'est comme un feu qui sommeille pour mieux repartir.
La chaleur frémit et les braises se concertent
Avec les foyers prêts à brûler et à rire
De deux trois maladresses aux branches inertes.
Comme un tapis de braises avançant en rampant
Et qui sans trop de bruit, va gagner du terrain.
Et les riverains regardent en gémissant
Le cadeau du présent qui vit sur son chemin.
Le cœur bien amoché qui brûle sans mentir,
La main tendue parfois mais jamais tous les jours,
Le brasier qui s'éteint mais qui va revenir
Les mains toutes remplies de cet unique amour.
Je te verrai surement entre deux peupliers
Ou sur l'onde d'un lac à peine réveillé.
Et retrouver soudain la vie qui s'est sauvé.